MG2MIX était présent aux 16èmes Journées de la Recherche Avicole et Palmipèdes à Foie Gras (JRA) qui se sont tenues à Tours les 18 et 19 mars 2026.
À cette occasion, deux de nos collègues ont présenté des travaux scientifiques majeurs, illustrant l’engagement de MG2MIX pour l’innovation en nutrition et en santé animale.
Paul Remiot a présenté un travail de recherche mené avec Chêne Vert : le développement d’un modèle expérimental reproductible d’infection à Enterococcus cecorum chez le poulet de chair dans l’une de ses fermes de recherches zootechniques.
Enterococcus cecorum est reconnu depuis une dizaine d’années comme pathogène émergent important chez le poulet de chair à croissance rapide.
Cette bactérie est notamment responsable de lésions sévères et troubles locomoteurs chez le poulet, et de pertes technico-économiques pour les aviculteurs. Actuellement, la maîtrise de cette infection repose encore en grande partie sur l’usage d’antibiotiques, un recours problématique dans un contexte de lutte contre l’antibiorésistance.
Pour développer des solutions alternatives efficaces et plus durables, il est indispensable de disposer d’un modèle expérimental robuste, capable de reproduire de manière fiable l’infection par E. cecorum dans des conditions similaires aux élevages conventionnels. C’est précisément l’objectif de cette étude.
L’essai a été mené au sein de la ferme de recherches MG2MIX, agréée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et disposant d’une autorisation APAFIS dédiée.
Les grandes lignes du protocole :
L’objectif : déterminer quelle souche est la plus apte à reproduire les signes cliniques typiques d’une infection en élevage, en comparaison d’un lot témoin non inoculé par une souche E. cecorum.
Parmi les cinq souches testées, deux se sont distinguées en validant les critères d’inoculation et l’absence de contamination croisée.
Un second essai réalisé en 2025, avec un protocole identique, a reproduit les mêmes effets cliniques et zootechniques que l’essai initial (2024), validant ainsi la robustesse du modèle.
Grâce à ce travail, MG2MIX et ses partenaires disposent désormais :
Ce dispositif constitue un outil pertinent pour limiter le recours aux antibiotiques et innover dans la lutte contre l’antibiorésistance en aviculture.

Adrien THOMAS a présenté un travail portant sur la formulation d’aliments éco‑conçus pour poulets de chair.
Objectif : identifier dans quelle mesure l’alimentation – responsable de 40 % à 97 % des impacts environnementaux du poulet selon les indicateurs – peut être optimisée pour réduire l’empreinte globale de la filière.
Les travaux de Wilfart et al. (2016) montrent que l’alimentation représente une grande partie des impacts liés à la production d’1 kg de poulet vif :
Agir sur la formulation des aliments constitue donc un levier direct et puissant pour réduire l’impact environnemental de l’élevage de poulet de chair.
L’étude a été menée sur :
Tous les animaux ont reçu le même aliment démarrage (1–10 jours), puis six formulations différentes, dont une témoin, ont été testées.
À partir de la base de données ECOALIM V9, cinq aliments éco‑conçus ont été formulés selon des objectifs précis :
Pour atteindre ces réductions, les formulations ont mobilisé :
Les cinq régimes éco‑conçus ont permis d’obtenir les réductions environnementales souhaité.
Cependant, ces améliorations s’accompagnent de d’augmentation des coûts de formule et d’une influence légère mais réelle sur les performances zootechniques (Poids et Indice de consommation) :
Performances animales
Prix de l’aliment
Plus l’objectif de réduction est ambitieux, plus le coût de l’aliment tend à augmenter du fait de l’usage accru de matières premières alternatives.
Les régimes environnementaux entraînent un surcoût modéré à élever selon le niveau de contrainte appliqué. Les régimes R2, R3 et R4 présentaient un surcoût alimentaire rapporté au kg de poids vif compris entre +3 % et +8 % par rapport au témoin. Les régimes R5 et R6, soumis à des contraintes plus fortes, affichaient des surcoûts plus importants (+13 et +11% respectivement), en partie dus à la dégradation de l’IC.
Cette étude démontre que :
La transition vers une alimentation éco‑conçue est non seulement possible, mais constitue l’un des moyens les plus efficaces pour réduire l’impact environnemental de la filière poulet de chair.
Cependant, atteindre un équilibre durable demande d’intégrer simultanément plusieurs critères – environnementaux, économiques et zootechniques – et de piloter la formulation avec des outils adaptés comme la base de données ECOALIM.
MG2MIX confirme ainsi son engagement pour une nutrition animale innovante, responsable et scientifiquement validée.

➡️ Poster JRA Modèle Cecorum – MG2MIX
Nos experts restent à votre disposition, n’hésitez pas à les contacter ici